La grippe est due au virus appelé «myxovirus influenzae» ou «influenzavirus» dont il existe plusieurs variantes et sujet à des mutations chaque année. Il en existe trois types, comprenant chacun plusieurs souches: le virus de la grippe de type A est le plus dangereux car il peut se modifier de façon importante et radicale.

Il engendre, trois ou quatre fois par siècle, une épidémie mondiale ou pandémie. Le virus de type B est le plus fréquent. Il est responsable d’épidémies. Le virus de type C provoque des symptômes proches du rhume. Il n’est pas source d’épidémie. Les souches de virus de la grippe en circulation ne sont pas les mêmes d’une année sur l’autre.

Les caractéristiques symptomatiques telles que les douleurs musculaires, les maux de tête, la toux, la rhino-pharyngite avec une fièvre fluctuante sont souvent les plaintes reconnues par les personnes atteintes par le virus de la grippe.

La contagion se fait par simple contact direct comme une simple poignée de mains ou des éternuements.

La période d’incubation désigne le temps qui est nécessaire à une maladie pour se déclarer après avoir été contractée par une personne. Cette période correspond au développement sans symptôme de la pathologie. La période d’incubation de la grippe est de en moyenne de 48 heures.

La période de contagion de la grippe, c’est-à-dire la période pendant laquelle le malade peut transmettre le virus, est d’une semaine et commence dès la contraction du virus ; la période d’incubation dépourvue de symptômes explique ainsi la contagiosité importante.

Moralité de l’histoire

La vitamine C ou acide ascorbique présente de nombreuses actions utiles pour l’organisme. Elle est :

  • indispensable à la  phagocytose (par les polynucléaires), première étape de l’immunité.
  •  virucide (détruit les virus). Elle serait même efficace sur tous les virus. Il convient dans ce cas de l’utiliser en intraveineuse pour atteindre des doses plus importantes.
  • bactéricide (détruit les bactéries) et bactériostatique (limite le développement des bactéries).
  •  protecteur des polynucléaires et des macrophages contre les radicaux libres.
  • stimulant de l’action des antibiotiques, ce qui est très intéressant en cas d’antibiorésistance.
  •  neutralisant de certaines toxines virales et bactériennes.
  • stimulant de la fabrication des lymphocytes T4 (appelés aussi CD4), des Immunoglobines et de l’interféron qui sont très importants pour nos défenses immunitaires.
  •  freinateur de l’histamine qui est « immunodéprimante ». La présence de l’histamine est responsable d’un cercle vicieux: asthme, bronches altérées, infection, bronches encore plus altérées, allergie, toux, asthme….
  • détoxifiant de métaux lourds par élimination urinaire.
  •  stimulant du thymus, organe important pour nos défenses (avec le zinc).

Quelques recommandations

  • Une prise de 1 à 2 g d’ester de vitamine C est plus intéressante que tout autre forme de vitamine C au vu de sa biodisponibilité et de son efficacité au cours du temps – maintien prolongé des taux plasmatiques d’acide ascorbique.
  • Attention à ne pas la consommer avec une supplémentation en fer ou cuivre – ces derniers détruisent la vitamine C qui devient pro-oxydante et génère des radicaux libres agressifs – les radicaux hydroxyles issus de la «réaction de Fenton».
  • De par sa teneur en bioflavonoïdes, et en association avec la N-acétyl cystéine – précurseur du glutathion – antioxydant puissant intéressant la détoxification du mercure – plomb et cadmium notamment – et la glutamine – acide aminé non essentiel permettant l’entretien des fonctions de la paroi intestinale – l’ester de vitamine C déploie ainsi toute son activité immuno modulante.

© Simon Reboh, PhD – Pharmacien nutritionniste, expert en phytothérapie médicale et médecine chinoise

Références 

Michels AJ, Frei B. Myths, Artifacts, and Fatal Flaws: Identifying Limitations and Opportunities in Vitamin C Research. Nutrients. 2013, 5(12), 5161-5192; doi:10.3390/nu5125161

Gorton HC, Jarvis K. The effectiveness of vitamin C in preventing and relieving the symptoms of virus-induced respiratory infections. J Manipulative Physiol Ther. 1999 Oct;22(8):530-3. PubMed PMID: 10543583. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10543583